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Ain’t fashion without Slimane ?

Ain’t fashion without Slimane ?
Romain Rousseau

Le buzz se fait grandissant concernant Sir Slimane qui fait encore des siennes.

Mr Slimane a fait un retour fracassant chez YSL, agaçant les critiques, délocalisant le studio de création de Paris à LA (?) et supprimant « Yves » du nom de la marque pour ne garder que Saint Laurent. Il a engagé une bataille féroce contre Cathy Horyn sur twitter, le designer n’ayant pas du tout apprécié la vision de la célèbre critique mode sur son travail. Même Kanye West le trouve mégalo (Kanye !).

L'accusé, ici en pleine pose.

L’accusé, ici en pleine pose.

Que Hedi Slimane soit mégalomane ou autoritaire, ce n’était pas un secret. Refusant que les personnes à la critique trop acerbe assistent à ses défilés, il soulevait déjà la question de la dépendance journaux/annonceurs, montrant malgré tout que les newspapers comme le NYT restent beaucoup plus libres que les spécialisés mode du groupe Condé Nast (Vogue…) pour ne citer qu’eux.

Mais la rupture des liens commerciaux avec Colette va plus loin. Rappel des faits : l’enseigne presque inventrice de la culture hype commercialise Saint Laurent depuis une quinzaine d’années, à savoir que cela représente tout de même des centaines de milliers d’euros de commande chaque année. Le hic ? A un autre étage, la boutique multimarque vend un Tshirt à 42€ arborant un imprimé à la fois drôle et acide « Ain’t Laurent without Yves ». Cela a tellement heurté son altesse Slimane qu’il a fait pression sur la direction de Kering pour obtenir le retrait complet de la marque au sein de l’enseigne Colette. Requête acceptée. Après toutes ces années de collaboration qui s’avèrent intéressantes pour la marque, cette décision non opportune sur le plan financier interroge Sarah Andelman, co-propriétaire de la boutique : «Devons-nous accepter la dictature de la mode ?». La question est à propos, et fait écho à d’autres cas d’attaques de marques contre des médias pour des articles dont le contenu ne leur plaisait pas.

Le lieu du "crime".

Le lieu du « crime ».

Si l’on prend de la hauteur mais que l’on reste lucide, force est de constater que ce genre de pratique constitue une dérive. Au delà du fait que c’est ridicule et dommageable pour l’entreprise YSL, cela remet en cause la liberté des nombreux acteurs qui gravitent dans la galaxie mode d’exprimer une opinion sur une Maison…ou même, comme c’est le cas présentement, de choisir les produits qu’une boutique va proposer à ses clients. Non, Mr Slimane n’est pas Dieu et n’a pas à terroriser son monde tel qu’il le fait. Oui, journalistes, acheteurs et clients ont le droit d’agir en toute indépendance de ces marques, que bien souvent ils apprécient par ailleurs. Heureusement, le cas Slimane n’est pas si représentatif des pratiques de ce secteur, même au sein du groupe Kering où c’est le seul cas à déplorer !

Commentaires

  1. Cette polémique est presque risible… Slimane fait.. son slimane, comme d’hab.
    Il fait son boulot, le fait même pas trop mal, mais il pousse les choses beaucoup trop loin en se mêlant de la liberté d’expression des critiques et en prenant une simple « blague » autant au sérieux.
    Si on a confiance dans ses capacités, pas besoin d’avoir peur de la critique…

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