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Monthly Digest – L’actualité du Luxe en Avril 2015

Monthly Digest – L’actualité du Luxe en Avril 2015
Romain Rousseau

Le siècle dernier a révélé beaucoup de grands noms de la mode. Mais bien évidemment si leurs créations resteront très longtemps dans les esprits, les hommes et les femmes, eux, disparaitront… Et Francesco Smalto, disparu en début de mois, nous rappelle que cette génération va progressivement s’éteindre, emportant parfois avec elle des savoirs-faire et des visions uniques du métier. Ainsi va la vie, ainsi va la mode. 

Gentlemen, le Monthly Digest d’Avril 2015.

Décès de Francesco Smalto

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Le célèbre tailleur italien est mort le 5 avril dernier au Maroc. Il a été l’un des grands artisans de l’élégance masculine grâce à un sens du style et de la coupe uniques, et à quelques symboles comme la boutonnière milanaise. Sa marque est rapidement devenue une référence en matière de tailoring : Samlto a habillé de très nombreux chefs d’Etats, d’entreprises et autres célébrités.

Smalto compte de nombreux adeptes dans le monde du cinéma, comme ici avec Belmondo dans Stavinsky (1974).

Smalto compte de nombreux adeptes dans le monde du cinéma, comme ici avec Belmondo dans Stavinsky (1974).

Cependant la marque a pu connaitre quelques « passages à vide », notamment en terme de style où elle a eu du mal à se renouveler. L’arrivée de la jeune designer Youn Chong Bak, entrée chez Smalto à l’âge de 22 ans, et à la direction artistique depuis 2007, a ramené un vent nouveau sur le style poussiéreux de la Maison. Coupes, couleurs, matières : le label a su évoluer vers des inspirations plus jeunes, bien qu’il n’ait clairement plus le rayonnement qu’il a pu avoir il y a quelques années. Mais le nom de Francesco Smalto a toute sa place au panthéon des tailleurs !

L’héritière de Nina Ricci se fait très sévèrement épingler par le FISC

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Arlette Ricci, héritière de la célèbre Nina Ricci, vient de prendre un million d’euros d’amende, un an de prison ferme et 2 de plus avec sursis pour divers chefs d’accusation de fraude fiscale… En plus du paiement des impôts sur le revenu non versés !

La criminelle

La criminelle

Le jugement intervient après le scandale Swissleaks ayant donné lieu à la révélation du fameux listing Falciani, mettant en cause la gestion douteuse de la Private Bank HSBC. Se sachant très largement en danger suite à ces révélations, Arlette Ricci a tenté d’organiser son insolvabilité en créant de nombreuses sociétés civiles bidons pour y « placer » son patrimoine financier et immobilier. De quoi alourdir la peine en circonstances aggravantes. Ah décidément, la vie est bien difficile lorsque l’on n’est qu’une pauvre rentière vivant grâce au travail des plusieurs générations antérieures !

Versace accusée de plagiat

La Maison italienne s’est construite, au fil du temps, un style bien à elle, sans modestie aucune et très racé. Voilà pourquoi il est étonnant et même décevant qu’une telle griffe se laisse aller au plagiat, qui, soit dit en passant, ne fait aucun doute :

A gauche l'original, à droite la copie.

A gauche l’original, à droite la copie.

La Medusa, emblème de la marque, est effectivement outrageusement pompée sur un modèle de Tshirt créé par l’artiste Kesh pour American Apparel en 2013. Celle-ci s’est d’ailleurs, à juste titre, indignée de voir que son tshirt était étiqueté à 50€ lorsque celui de Versace affiche une tarif de…650$ ! On pourrait imaginer qu’à ce prix là, Versace aurait au moins pu faire l’effort de designer elle-même son produit. Espérons qu’il ne s’agit que d’une anecdote isolée ! En tout cas, la jeune artiste a décidé de porter plainte et souhaite que Versace reconnaisse le plagiat.

 

Style.com, site emblématique de CondéNast, va devenir un eshop.

C’est la grosse nouvelle de ce mois : Style.com va devenir un site de vente en ligne. Une décision pour le moins surprenante… à première vue.

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Style.com était, il y a peu, « the online home of Vogue » : le très célèbre magazine n’a véritablement fait son arrivée sur la toile qu’en 2010. Style était donc sa version numérique, avant de devenir une entité à part entière, réputée pour sa large couverture des fashion weeks à travers le monde. Tout cela va-t-il être bazardé ? Heureusement, non. Nous devrions continuer à pouvoir lire Tim Blanks qui, en plus d’être un excellent critique, est aussi terriblement accessible. L’ensemble des contenus du site vont être absorbés par le site du Vogue US, sous une url qui sera probablement voguerunway.com. Reste à voir maintenant quelles têtes seront « coupées » lors de cette fusion, car il est évident que les « critiques » du Vogue US ne verront sans doute pas d’un très bon oeil l’arrivée de leurs confrères de Style…

Etendre la marque Style, ouvrir Condé Nast à de nouveaux marchés.

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Le groupe Condé Nast avait récemment annoncé avoir investi dans des sites tels que Farfetch ou Vestiaire Collective, ce qui pouvait mettre la puce à l’oreille. L’objectif est d’étendre la marque Style.com qui est devenue extrêmement puissante, et de s’ouvrir au nouvel horizon porteur de la vente en ligne. La plateforme va centraliser tous les profils de consommateurs des titres du groupe Condé Nast : entre 100 et 200 marques devraient se côtoyer, certaines luxueuses et d’autres moins, sans oublier gadgets high tech et autres broutilles cosmétiques. Un grand bazard du style qui pourrait rapporter extrêmement gros si tous les lecteurs des magazines étaient convertis en clients 2.0…

Des changements à venir dans les lignes éditoriales pour vendre plus ?

Il y a au moins un point positif dans tout ça... Le hall est très agréable.

Il y a au moins un point positif dans tout ça… Le hall est très agréable.

Avec sa plateforme e-commerce, CondéNast pourra proposer un achat facile de ce qui se trouve dans les contenus web de ses titres : un costume Gucci vous fait de l’oeil dans les pages style de GQ ? Il n’est qu’à un clic de votre penderie…et de votre compte bancaire ! On comprend qu’il sera alors très tentant pour le groupe de fortement orienter ses contenus vers ce qui sera disponible à la vente sur son site… Pas de cela chez nous assure Franck Zayan (Président du e-commerce), qui explique que « nos editeurs vont toujours avoir le contrôle de leurs contenus ». Mouais… c’est vraiment nous prendre pour des imbéciles, quoi que les éditos soient déjà quasi achetés par les marques annonceurs, ce qui les rend particulièrement inintéressants par ailleurs. Espérons que cela ne « pourrira » pas trop les contenus critiques de Style : affaire à suivre, une de plus.

Rolls Royce dévoile une nouvelle Phantom !

On ne présente plus Rolls Royce, ni même la ligne Phantom. En revanche, on peut vous faire découvrir une nouvelle née de la famille, la Limelight en série limitée !

rolls-royce-phantom-11877-1 D’extérieur, rien de nouveau : la sublime teinte « Blue Gala » rend un bel hommage aux lignes ancestrales de la mythique Phantom. Imposante mais élégante, sa « rétro attitude » demeure tout à fait d’actualité. On peut dire qu’elle est au monde auto ce que la petite veste noire de Chanel est à la mode… A l’intérieur en revanche, l’espace arrière offre une nouvelle ergonomie digne de l’esprit supra luxueux de l'(ex) marque britannique :

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Les sièges arrières n’ont rien à envier aux meilleurs fauteuils de salons : élaborés avec des spécialistes, ils proposent à quelques privilégiés la position assise la plus relaxante, soit une inclinaison du corps à 27° (entre autres). Toujours le fameux plafond reproduisant un ciel étoilé, des bois précieux, et cette fois ci des rangements bien particuliers. Prenant en compte les habitudes de ces messieurs ou de ces dames, ils sont équipés de flacons pour parfums réalisés à la main ou de supports pour montres et bijoux.

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25 exemplaires, avec un prix de départ à 410 000€.

 

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