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La mode Goth

La mode Goth
Antoine

Aux confins d’une tendance, à la frontière des limbes stylistiques, le look Goth est-il vraiment acceptable en tant que genre vestimentaire ? C’est ce que veulent nous faire comprendre les grands noms de l’élégance en ce bas monde. Oui, il est possible de sortir dans la rue, en dehors d’une période de Fashion-Week, habillé d’une chouette mise Dark sans se recevoir des gousses d’ails et des pieux en chêne dans le dos.


Pour ce faire, toute l’affaire est de doser habilement et avec circonspection le choix de chaque pièce. Réinventons le Goth pour obtenir quelque chose de portable, à mille lieues des mitaines en nylon et des baggies en polyuréthane clouté de gothiques attardés.

Ensemble Yohji Yamamoto, à mi-chemin entre le Goth et le capitaine de navire : cheveux longs interdits

Un petit point culture avant d’aller plus loin, le look Goth est dérivé de cette subculture  contemporaine qu’est le gothisme. Croisé avec un soupçon de punk, et issu des pires scènes de métal de Grande-Bretagne, c’est un courant révolté qui puise son inspiration alternative dans la littérature britannique des XVIII et XIXe siècles ; des romances macabres et torturées dépeintes par Horace Walpole ou Washington Irving. Dorian Gray était un Goth.

Dans ce melting-pot d’inspirations et de senteurs, choisissons les références victoriennes comme un appel au classicisme dans les coupes, avec un pantalon en bas et une veste en haut. La « Haute Goth » d’Alexander McQueen ou de John Galliano illustre à merveille un drama très esthétique mais qu’il n’est pas de bon ton d’afficher entre couilles. Épure, donc.
On regarde du côté de chez Valentino pour admirer la rectitude géométrique des coupes, la simplicité toute spartiate d ’une silhouette du défilé  Automne-Hiver 2012, pour comprendre que le look Goth n’est pas une affaire de colifichets douteux et de dentelles déplacées.

Tenue parfaite chez Valentino, les gants rajoutent du swag bien à-propos

Yves Saint Laurent, qui ose le caban ample en velours satiné

Ici, l’antonymie est mère de toutes les vertus, un spleen baudelairien qui oscille entre laideur et beauté, sur le fil du mauvais goût et de la sophistication extrême, entre blanc et noir, ces oppositions conciliables se marient avec amour dans les silhouettes faustiennes de Lanvin ou de Dior Homme.
Sur la composition, à l’exemple de ces arrangements bien sentis, on privilégie les matières nobles. Draps de laine, cuirs nappa, cotonnades de qualité, parfois des mailles travaillées comme chez The Viridi-anne… Il le faut car le Goth est de ces looks qui sont sans concessions, qui, du fait de leur extrême edginess, ne tolèrent pas d’approximations sans catastrophe. De grâce, interdisez-vous les produits synthétiques et autres succédanés cheap.

Regard effrayé mais détails réussis chez Alexander McQueen

Concernant le cuir, il est une variable intangible dans l’équation, mais comme pour toutes les bonnes choses, il ne faut pas en abuser, le total-look est effrayant. Il se rapproche du look SM, avec un aspect malsain tendance cuir-moustache, cher à Peter Marino, mais qui est beaucoup trop inacceptable chez la gent masculine modérée que nous sommes. Nous nous intéresserons plutôt aux épaulettes en cuir, ou aux détails de tenues, comme le col, les empiècements du pantalon…

Lanvin

Dans les coupes, l’idée est d’opposer ample et étroit. Tout doit se définir en fittings et coupes taillées à la serpe. Ce qui revient le plus souvent reste le pantalon de flanelle noir un peu court à la Hedi Slimane, la veste étriquée – ou au contraire, ample et structurée – travaillée en bimatière de laine et cuir, et la chemise à col Mao ou petit col français, noire ou blanche. Sans oublier les grosses bottines qui vont bien, accessoire important s’il en est, puisqu’elles vont dessiner la jambe et permettre de dégorger un peu toute cette noirceur en rendant la silhouette plus aérienne et élancée. Rick Owens propose de superbes modèles dans sa boutique du Palais Royal. Attention, on prendra soin d’éviter le piège mortel du look : la jupette.
Énigme insoluble, qui même chez les créateurs émérites, vient apposer son bubon disgracieux sur les silhouettes de défilés. Freud pourrait-il venir à notre aide, est-ce un complexe d’Oedipe inavoué qui se transcende dans la dégénérescence du noir ? Cet abstrus rajout enlaidit et gâte toute une allure.

Une belle silhouette de chez Rick Owens, malheureusement gâchée par la jupette superfétatoire

Et pourtant, on retrouve la jupette sur beaucoup de catwalks inspirés par la thématique – quand ce n’est pas carrément la couverture de voyage noire, nonchalamment portée en épouvantail satanique. Ça n’est pas du tout stylé et ça fait peur aux personnes âgées.

On parle beaucoup de coupes, mais intéressons-nous à la silhouette à proprement parler. Ces dégaines sont bien trop particulières pour être portées par tout le monde. Pour un look total black comme ceux-là, il faut être grand et mince, avec les cheveux courts. Point. Sinon, inutile d’essayer. Vous n’avez pas non plus besoin de ressembler à un squelette albinos Lanvin, mais enfin… Dans le cas contraire, la probabilité est grande qu’on vous regarde dans la rue, non pas comme un fashionisto en mal d’émotions stylistiques, mais plutôt comme un adolescent contestataire qui veut cacher son mal-être derrière de sombres rideaux. En fait, soyez le plus loin possible du marginal dans vos attitudes et votre allure, afin de compenser la forte connotation vestimentaire.

Version un peu (beaucoup ?) extrême chez Gareth Pugh, mais avec un pantalon plus étroit, quelques boutons de dégrafés et un air moins psychopathique, that should do the trick

On préféra les coupes très structurées presque rigides ; un carcan de surfaces planes pour jouer sur le rendu des matières avec aise. En l’absence d’une quelconque couleur, ce sera un rare exutoire dans votre quête du style. Dior Homme a trouvé la bonne parade en optant pour ces étranges chapeaux inspirés d’un bréviaire champêtre. Ils viennent déconstruire intelligemment le stéréotype de la tenue pour aboutir à un ensemble agréable. Si vous ne connaissez pas, regardez donc ces personnages azimutés faire un bad trip dans le cauchemardesque court-métrage Dior Homme, réalisé par Willy Vanderperre : « The Wanderer« .
Autres solutions ? Ajoutez du blanc, sans faire pingouin. Avec une touche immaculée, vous êtes moins extrême dans vos positions, et c’est élégant. Vous pouvez pimenter votre ensemble par un beau sac en cuir, pas forcément noir. Petite précision inutile (?), quand on dit sac, on ne parle pas de sac à dos, bien sûr…
Sinon, parsemez-vous d’apparats chics d’apparatchik, comme chez Givenchy, qui agrémenta ses sombres costumes d’étoiles noires et autres nose-rings. Importable mais définitivement IN – tiens ça pourrait faire un bon résumé de l’article ?

Dior Homme

Givenchy et son nose-ring de Minotaure

La touche de blanc qui va bien chez Lanvin

Commentaires

  1. Ethredrede

    Tombée sur l’article via les aléas des résultats Google et n’étant pas coutumière du site, j’ai eu l’agréable surprise de voir une plume élégante traiter d’un sujet manifestement polémique, avec quelques bourdes de-ci de-là.

    Je dirais que je viens de l’autre bout du spectre de l’article : vous partez de la Mode avec un grand « M », celle des podiums et des égéries saisonnières, des grands noms qui imposent leur style pour quelques mois et partent voir ailleurs ; je pars de la musique et de tout l’environnement socio-culturel qui l’entoure, impliquant certes la mode, ou devrais-je plutôt dire le style… LeS styleS.

    Bien-sûr, qui dit « gothique » imagine un type en noir, vaguement punk ou métalleux, on ne saurait dire, parfois ado attardé, avec quelque chose de mélancolique. Oui, un style reconnaissable c’est certes créé autour de communautés qui se sont regroupées autour de goûts communs ; musicaux tout d’abord, « la musique avant toute chose », puis peut-être littéraires, artistiques, visuels, parfois par amalgames.

    Quoiqu’esthète, je suis personnellement surtout mélomane, et voir l’origine du « gothisme » (quel mot immonde) placée dans des groupes de métal britanniques fait saigner mes pauvres yeux dans un pathos les plus resplendissants. Punk à la limite, post-punk au mieux, new wave si vous voulez, mais métal ?

    Il existe certes aujourd’hui une sous-branche de métal appelée « gothique », et cela parce qu’elle s’inspire, avec ses rythmes lourds, ses basses et ses synthés omniprésents, du goth rock/batcave/death rock/whatever britannique de l’aube des années 80 – comprendre Joy Division, Siouxsie and the Banshees, the Cure, Bauhaus, the Sisters of Mercy et comparses. Ces groupes de gothic metal n’ont en outre rien de britannique pour la plupart.

    Bref, de même qu’on ne mélange pas les torchons et les serviettes, on ne confond pas post-punk/gothique et métal, le manque de recherches sur la question et l’étalage de clichés est presque insultant de la part de quelqu’un dont les connaissances semblent par ailleurs assez étendues.

    En outre, je rejoins pouet sur le rapport Oedipe-jupette… En plus de m’habiller en noir et d’être mélomane, je suis féministe, chouette, pas vrai ? Je réfute parfaitement la jupe comme symbole féminin, et oui, je trouve qu’un homme peut être parfaitement viril en jupe. Comme pour un pantalon, il faut que la coupe soit belle et les tissus bien choisis, que le vêtement flatte la silhouette en somme, mais un homme qui sait porter la jupe est pour moi un homme de goût, quoique malheureusement pas au goût des normes sociales.

    Enfin, il ne faut pas oublier que l’esprit du post-punk, et par extension du goth, est avant tout le Do It Yourself, et donc en quelques sortes l’unicité, l’identité, et je trouve assez ironique de prendre pour modèles des styles qui viennent d’en haut, des créateurs de mode, quand le style en lui-même a été créé en bas, et revendique son indépendance vis-à-vis des « diktats » de la Mode.

    Mon post n’a peut-être pas sa place dans un blog de mode, mais je trouve dommage que tout un chacun se retrouve lissé, uniformisé, passé au crible des do-s et don’t-s, sous peine de passer pour un épouvantail.

    Pas mal de goths sont kitshement attifés, et alors ?

  2. Les ensembles illustrant l’article sont à mon sens encore loin des limites que le Goth peut usuellement atteindre… Mention spéciale à Givenchy, pour moi la collection la plus réussie de l’hiver 2012-2013. 

    • Antoine

      C’est aussi mon avis…
      (Et je passe du coq à l’âne mais ton blog est excellent !)

  3. Sid

    J’ai d’abord haussé un sourcil, puis deux, et si j’en eus possédé un troisième, je suis certain qu’il se serait levé aussi.

    Comme l’a déjà fait remarquer Pouet, cet article est effectivement loin de ce qu’on peut voir dans les parages, « et ça se voit ».
    Rédiger un article essayant de décrire un style aussi décalé, voir extrême, mais dans lequel sont distillés, en vrac, des angles arrondis, de la consensualité, ou la problématique de l’acceptation sociale, c’est essayer d’aplanir le sujet d’une manière vraiment maladroite.

    Le coeur de cible, la niche de client mettant ce genre de vêtements est à l’opposé du lectorat de Modissimo (Tout aussi varié qu’il soit, il est clairement destiné à « l’average Joe » qui a appris à choisir son jean brut via ce site), ainsi que de ses rédacteurs.

    C’était un bel effort, mais la vulgarisation ne signifie pas pour autant facilité et raccourcis trompeurs.

    Le pire raccourci étant monochromie = gothisme (ou inspiration gothique)

    Article à revoir, ou à faire rédiger par quelqu’un d’autre.

  4. Sid

    J’ai d’abord haussé un sourcil, puis deux, et si j’en eus possédé un troisième, je suis certain qu’il se serait levé aussi.

    Comme l’a déjà fait remarquer Pouet, cet article est effectivement loin de ce qu’on peut voir dans les parages, « et ça se voit ».
    Rédiger un article essayant de décrire un style aussi décalé, voir extrême, mais dans lequel sont distillés, en vrac, des angles arrondis, de la consensualité, ou la problématique de l’acceptation sociale, c’est essayer d’aplanir le sujet d’une manière vraiment maladroite.

    Le coeur de cible, la niche de client mettant ce genre de vêtements est à l’opposé du lectorat de Modissimo (Tout aussi varié qu’il soit, il est clairement destiné à « l’average Joe » qui a appris à choisir son jean brut via ce site), ainsi que de ses rédacteurs.

    C’était un bel effort, mais la vulgarisation ne signifie pas pour autant facilité et raccourcis trompeurs.

    Le pire raccourci étant monochromie = gothisme (ou inspiration gothique)

    Article à revoir, ou à faire rédiger par quelqu’un d’autre.

  5. Sid

    J’ai d’abord haussé un sourcil, puis deux, et si j’en eus possédé un troisième, je suis certain qu’il se serait levé aussi.

    Comme l’a déjà fait remarquer Pouet, cet article est effectivement loin de ce qu’on peut voir dans les parages, « et ça se voit ».
    Rédiger un article essayant de décrire un style aussi décalé, voir extrême, mais dans lequel sont distillés, en vrac, des angles arrondis, de la consensualité, ou la problématique de l’acceptation sociale, c’est essayer d’aplanir le sujet d’une manière vraiment maladroite.

    Le coeur de cible, la niche de client mettant ce genre de vêtements est à l’opposé du lectorat de Modissimo (Tout aussi varié qu’il soit, il est clairement destiné à « l’average Joe » qui a appris à choisir son jean brut via ce site), ainsi que de ses rédacteurs.

    C’était un bel effort, mais la vulgarisation ne signifie pas pour autant facilité et raccourcis trompeurs.

    Le pire raccourci étant monochromie = gothisme (ou inspiration gothique)

    Article à revoir, ou à faire rédiger par quelqu’un d’autre.

  6. Raymondbar

    s’habiller en noir ne veut pas dire gothique … Article vraiment à la ramasse 

  7. Fan du scrib

     Très intéressant de ne pas réduire la mode Goth aux clichés du gothique sataniste. Ça peut être super, bien porté et … classe ! Valentino en est le parfait exemple.
    Bien, Lanvin et sa touche de blanc.

  8. Fan du scrib

     Très intéressant de ne pas réduire la mode Goth aux clichés du gothique sataniste. Ça peut être super, bien porté et … classe ! Valentino en est le parfait exemple.
    Bien, Lanvin et sa touche de blanc.

  9. Tie & I

    Bon article, toujours très construit, ça fait du bien de lire de beaux moments de notre chère langue de Molière. Je pense juste que les 2 looks de Lanvin n’ont pas vraiment leur place dans cette sélection Goth. Quant à Gareth Pugh et Rick Owens, je pense que les collections sont souvent trop goth, ce qui rend la plupart des pièces importables. http://www.tieandi.blogspot.com

    • Tie & I

      mots* et non moments

    • Thomas Poujol

      « Quant à Gareth Pugh et Rick Owens, je pense que les collections sont
      souvent trop goth, ce qui rend la plupart des pièces importables. »

      Le thème de l’article est La mode Goth, il est donc tout à fait normal d’illustrer ces propos avec des silhouettes issues des grands noms de la mode Goth…

      A celui qui choisis de se fournir chez ces créateurs de faire en sorte de réadapter ces pièces ou tout simplement de s’assumer.

      • Tie & I

        Qui a dit que les silhouettes ne correspondaient pas à l’article ? Il faut relire. 

  10. Je pense très sincèrement que le mot « swag » doit être bannit du vocabulaire d’un site de qualité comme Modissimo.
    Le thème traité est intéressent, mais je pense qu’une sélection de photo de Runway et/ou de Street-Style aurait été plus explicite que de longs paragraphes un peu trop « pompeux » à mon goût.

    Sinon je le répète, la thématique est intéressante. 

  11. Je pense très sincèrement que le mot « swag » doit être bannit du vocabulaire d’un site de qualité comme Modissimo.
    Le thème traité est intéressent, mais je pense qu’une sélection de photo de Runway et/ou de Street-Style aurait été plus explicite que de longs paragraphes un peu trop « pompeux » à mon goût.

    Sinon je le répète, la thématique est intéressante. 

    • dje

      En quel honneur le mot « swag » doit être bannit de Modissimo ?
      {Antoine je te remercie pour tes articles, tu trouves toujours le moyen de fâcher certaines personnes et d’éveiller les débats}

    • dje

      En quel honneur le mot « swag » doit être bannit de Modissimo ?
      {Antoine je te remercie pour tes articles, tu trouves toujours le moyen de fâcher certaines personnes et d’éveiller les débats}

      • AM

        Le mot Swag est aujourd’hui utilisé par tout le monde! Même dans des publicités! La sphère mode a donc décider que le mot swag voulait dire « ringard » maintenant. Car les gens qui l’utilisaient il y a 3 ans sont blasés de l’entendre dans la bouche de tout le monde. Le rappeur LaFouine en a même fait une marque…

        • Je suis désolé mais associer une grande maison de couture comme Valentino et le mot « Swag » ne fait vraiment pas bon ménage.

          Je suis entièrement d’accord avec toi AM, que le mot est employé à tord et à travers, mais aujourd’hui le constat est flagrant, le « Swag » est un terme rangé à la catégorie d’un nouvel argo de seconde zone.

          Modissimo est quand même un magazine de qualité, où l’on met (presque) sur un piédestal les grandes marques de renom, par conséquent je trouve que c’est une faute de language.

          Ceci dit, l’erreur est humaine et cela ne viens pas entacher de façon majeur l’article.

          Je suis désolé mais cité Lafouine pour ce justifier n’est pas vraiment probant. Pas besoin d’un artiste X ou Y pour comprendre que le pouvoir des mots à une importance irrévocable. Un peu de sérieux quand même.

  12. Je pense très sincèrement que le mot « swag » doit être bannit du vocabulaire d’un site de qualité comme Modissimo.

    Le thème traité est intéressent, mais je pense qu’une sélection de photo de Runway et/ou de Street-Style aurait été plus explicite que de longs paragraphes un peu trop « pompeux » à mon goût.

    Sinon je le répète, la thématique est intéressante. 

  13. Je pense très sincèrement que le mot « swag » doit être bannit du vocabulaire d’un site de qualité comme Modissimo.

    Le thème traité est intéressent, mais je pense qu’une sélection de photo de Runway et/ou de Street-Style aurait été plus explicite que de longs paragraphes un peu trop « pompeux » à mon goût.

    Sinon je le répète, la thématique est intéressante. 

  14. pouet

    Je ne comprends pas ce qu’Oedipe a à voir avec le port de la jupette. Peut-être devriez vous relire vos cours de 1ère année de psycho ?

    J’ai également du mal à saisir l’utilité de décrypter des photos de défilés McQueen, Rick Owens, Givenchy, Yamamoto, Pugh et Lanvin (qui n’ont rien à voir entre eux, si ce n’est l’utilisation occasionnelle du noir), pour au final nous expliquer qu’il est possible de faire du « goth » avec une veste noire fittée, un pantalon noir et des boots noires. Et puis peut-être une touche de blanc pour ne pas choquer mamie…

    C’est bien joli de vouloir être éclectique, mais d’une part je doute que la « mode goth » corresponde à votre ligne éditoriale (votre lectorat semble être bien plus intéressé par les conseils pratiques, comme « comment porter des baskets avec un jean brut »), et d’autre part à force de tout vouloir simplifier et vulgariser vous finissez par énoncer des banalités qui ne méritent même pas d’être dites.

    • Antoine

      « Tout être humain est confronté à la différence des sexes à travers les relations intimes de ses parents dont il est exclu. Cette condition humaine constitue le substrat sur lequel se développe le complexe d’œdipe. C’est à dire, selon Freud, le désir pour le garçon d’épouser sa mère et donc d’éliminer le père. Les transsexuels ne parviendraient pas à dépasser le complexe d’œdipe par un jeu d’identifications aux parents satisfaisant. Le transsexuel confondrait, d’après Lacan, l’organe pour le signifiant, c’est à dire le pénis réel avec le phallus symbolique. » 
      => Jupette = transexualité.  Bien sûr, c’est à prendre avec humour ; cela vous semble-t-il faire sens ?

      Ensuite, je suis navré si ça ne vous saute pas aux yeux, mais toutes ces silhouettes, extraites des derniers défilés, ont quand même de gros points communs, qui s’éloignent franchement d’un look preppy estival…

      Sinon, Modissimo – et c’est là sa richesse – ne se limite absolument pas aux didacticiels vestimentaires, on y étudie aussi des courants fashion quelque peu « reculés », qui intéresseront une minorité de personnes, mais qui ont le mérite de défricher des thèmes quasi inabordés auparavant dans les médias.
      Notre lectorat est relativement large, et on espère que son ouverture d’esprit aussi.

      Enfin, vous marquez un point quant à la vulgarisation et les banalités… Mais elles ne le sont peut-être pas pour tous le monde, encore que je trouve personnellement ne pas faire trop dans le neuneu. ^^

  15. pouet

    Je ne comprends pas ce qu’Oedipe a à voir avec le port de la jupette. Peut-être devriez vous relire vos cours de 1ère année de psycho ?

    J’ai également du mal à saisir l’utilité de décrypter des photos de défilés McQueen, Rick Owens, Givenchy, Yamamoto, Pugh et Lanvin (qui n’ont rien à voir entre eux, si ce n’est l’utilisation occasionnelle du noir), pour au final nous expliquer qu’il est possible de faire du « goth » avec une veste noire fittée, un pantalon noir et des boots noires. Et puis peut-être une touche de blanc pour ne pas choquer mamie…

    C’est bien joli de vouloir être éclectique, mais d’une part je doute que la « mode goth » corresponde à votre ligne éditoriale (votre lectorat semble être bien plus intéressé par les conseils pratiques, comme « comment porter des baskets avec un jean brut »), et d’autre part à force de tout vouloir simplifier et vulgariser vous finissez par énoncer des banalités qui ne méritent même pas d’être dites.

  16. Thomas Poujol

    Très bon article.

    Il faut malgré tout avouer que ce que l’on voit sur les podiums et rarement reproduit dans la rue. Au contraire, les acheteurs choisissent souvent de détourner ces silhouettes pour les rendre plus soft.

    Peut on alors parler de mode Goth ? Le fait d’épurer et de faire disparaître ce qui  permettrait de définir de façon catégorique le style de la tenue (grâce à des twists, des mélanges…) ont penche plus vers le courant rock. Perfectos, empiècements en cuir, grand manteaux sont plutôt de mise, associé à des pièces plus modérées.

    On reviens donc à une culture plutôt mods/rock qui n’a rien de déplaisant, mais n’est plus totalement en phase avec l’idée première du créateur. Certains poussent le vice jusqu’à associer à une veste très structurée façon Gareth à un sarouel et une paire de basket Lanvin. C’est encore mieux, mais ce n’est plus du Goth.

    Je ne veux pas dire par là que c’est pêcher que de détourner les styles. Mais on peut alors reconnaître que le style Gothique n’est pas encore toléré, dans les milieux les plus branchés comme dans les plus modestes. Trop fort, trop entier, parfois trop ridicule pour certains, il se contente de se frayer une place entre une veste de costume et des basket « chics ».

    • Antoine

       Merci pour ce commentaire très juste. C’est tout à fait l’idée sous-jacente de l’article, peut-être aurais-je mieux fait d’en parler. Le look Goth à proprement parler s’avère quand même très « borderline ». On en parle par plaisir pour la mode pour de la mode, mais le fait est qu’il faut extraite de toutes ces tenues les bonnes pièces, qui peuvent agrémenter une tenue moins dramatique.

  17. Thomas Poujol

    Très bon article.

    Il faut malgré tout avouer que ce que l’on voit sur les podiums et rarement reproduit dans la rue. Au contraire, les acheteurs choisissent souvent de détourner ces silhouettes pour les rendre plus soft.

    Peut on alors parler de mode Goth ? Le fait d’épurer et de faire disparaître ce qui  permettrait de définir de façon catégorique le style de la tenue (grâce à des twists, des mélanges…) ont penche plus vers le courant rock. Perfectos, empiècements en cuir, grand manteaux sont plutôt de mise, associé à des pièces plus modérées.

    On reviens donc à une culture plutôt mods/rock qui n’a rien de déplaisant, mais n’est plus totalement en phase avec l’idée première du créateur. Certains poussent le vice jusqu’à associer à une veste très structurée façon Gareth à un sarouel et une paire de basket Lanvin. C’est encore mieux, mais ce n’est plus du Goth.

    Je ne veux pas dire par là que c’est pêcher que de détourner les styles. Mais on peut alors reconnaître que le style Gothique n’est pas encore toléré, dans les milieux les plus branchés comme dans les plus modestes. Trop fort, trop entier, parfois trop ridicule pour certains, il se contente de se frayer une place entre une veste de costume et des basket « chics ».

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