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Colette, l’avis de Modissimo

Colette, l’avis de Modissimo
Antoine

On s’en gargarise beaucoup, dans une foultitude de références au travers de nos articles, mais pour le néophyte, ce pseudonyme désuet sonne comme une énigme, une allusion pour amateur de hype. Colette.
Non, on ne vous parle pas de la célèbre romancière ou des religieuses de Sainte-Claire, mais plutôt de cet ovni de la mode, sis non loin de la Place Vendôme.

Cette boutique, ouverte en 1997 par Colette Rousseaux et sa fashionista de fille, a redoré le lustre de la rue Saint-Honoré, quelque peu terni par les siècles, en lui rendant sa prééminence avant-gardiste dans la capitale de la mode.
Ce qu’elles voulaient, c’était un espace multidimensionnel, côtoyant high-fashion, fooding, technophilie et goût pour l’insolite. Bien placée dans son immeuble d’angle très sobre, la boutique a tôt fait de devenir la coqueluche des modeux et hipsters en tout genre, alors même que les Cassandres ne lui donnaient pas six mois pour mettre la clé sous la porte.
C’est à un habile mélange et à une alchimie bien dosée que l’endroit doit son succès. En passant l’entrée vitrée, une musique électronique à pleines enceintes vous accueille dans l’espace immaculé. Ces playlists soigneusement élaborées font d’ailleurs l’objet de compilations, au grand plaisir des aficionados.

Le Kaiser et sa muse, devant l'entrée de Colette

Dans cet univers futuriste et glacé, se déploie une miscellanée d’objets variés, du kit-mains-libres en forme de combiné téléphonique au livre Alexander McQueen de 3 kilos pour bibliophile stylé. C’est aussi au rez-de-chaussée qu’on trouve les fameux tee-shirts imprimés, plus ou moins réussis, et qui ont le mérite appréciable d’être abordables contrairement à une grosse portion des produits proposés.
Quand on monte au premier étage, on monte aussi en gamme, pour frayer parmi des créations exclusives et edgy de grands noms de la mode, mais aussi d’autres créateurs plus confidentiels… Amateurs de classicisme et de bon goût traditionnel, passez votre chemin. Ici, les pièces sont ultra-pointues, sorties des derniers défilés, et présentent ce que sera la mode dans six mois. En perpétuelle recherche des stylistes de demain, le magasin cultive sa différence en proposant des choses peu conventionnelles et toujours à la pointe. Au risque de parfois se foirer royalement dans un mauvais goût consommé, mais c’est bien le prix à payer pour rester, depuis maintenant 15 ans, un roc de la hype dans cette mer de tendances éphémères.

Des espaces beaux et frigorigènes...

C’est ce qui fait la force de cette enseigne qui hume l’air du temps. Dans une faune grouillante qu’on ne trouve pas en province, qui observe les clients autant que les vêtements, l’on se prend à aimer sillonner ces rayonnages gorgés d’audace.
Au fil du temps, le concept-store a accru sa renommée de façon exponentielle, à tel point qu’aujourd’hui, les marques les plus prestigieuses se battent pour voir leurs produits sur les étagères. Une façon de dire au monde « Vous avez vu, notre marque est branchée, youpi ! ». On se demande si cet insolent succès ne risque pas de monter à la tête des deux comparses, bien que pour l’instant, ce soit plutôt l’inverse. Les interviews sont distillées au compte-gouttes, et l’on voit toujours la fondatrice éponyme baguenauder paisiblement entre les portants, dans un étrange accoutrement qui fait plus penser à une romanichelle égarée qu’à une célébrité de la mode.

La Colette de nuit

À quand un Colette à New-York, Londres ou Milan ? Nul ne le sait, et peu de chances que la multiplication des pains n’ait lieu avant quelques années, car la volonté du tandem est de garder l’endroit unique. Et c’est une bonne chose, de savoir que l’univers de la mode conserve un antre qui ne soit pas uniquement voué au mercantilisme contemporain.

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Selon un recensement personnel fait aujourd’hui, quelques marques citées en vrac. Au rez-de chaussée : Original Fake, Hystérie Glamour, A Bathing Ape, Bape, Nike, Karl Lagerfeld, Levi’s, Staple. Des marques de chaussures : Yuketen, Pierre Hardy, Sebago, Opening Ceremony… Au 1er étage : Monclerc, Raf Simons, Christopher Kane, Givenchy, Kitsuné, YSL, Lanvin, Comme Des Garçons, Junya Watanabe, Thom Browne, Valentino, Tricker’s, Alexander McQueen…
Un doux mélange de blockbusters du luxe et de marques nippones ou américaines quasi-inconnues, donc. Pour les intéressé(e)s, il y a aussi un espace beauté, la « BeautyBox », où l’on peut faire confectionner ses propres poutingues par des mains expertes, et acheter du vernis à ongles aux quatre couleurs de l’arc-en-ciel… Et si vous veniez à vous aventurer au sous-sol, vous découvrirez une cantine pour mannequins orthorexiques, avec plein de petits menus où le tofu est roi. Vous tenez à faire bombance ? Arrosez le festin avec une bouteille d’eau exotique.

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Commentaires

  1. dang

    L’on peut remarquer le graphisme de Béatrice Ardisson de la première image du sujet, soit dit en passant

  2. Fevry

    J’ai toujours été impressionné par la notoriété de ce lieu outre atlantique…

    http://www.facebook.com/XytousLesMemes
    Le 1er dictionnaire de l’identité masculine !

  3. Louischarles1204

    Concernant l’accueil, j’ai un avis très mitigé, autant les vendeurs en bas ont quasiment toujours étés aimables avec moi (bon ce n’est pas non plus la grande euphorie mais bon), autant ceux du haut ne serve quasiment à rien. Adressez leur un « bonjour », il ne vous répondront point. Concernant le contenu de la boutique, à part le rez de chaussé qui est assez sympa et on peut trouver quelques t-shirts originaux, le premier étage est une relative déception ! Pour un magasin qui se voudrait hype  limite en avance sur la mode, eh bien je n’ai trouvé que 5/6 pièces qui avait réellement un intérêt. Et encore elle ne sont pas mise en avant ! Les pièces soi-disant hype et que l' »on ne retrouvera chez quasiment personne car ce sont des pièces qui viennent de sortir et en nombres limités » (dixit le vendeur), je les aurait retrouvé 4 mois auparavant  dans un « malheureux » Galeries Lafayettes de Nice ! Qui n’est pas un lieu tellement branché pourtant… (et ne connaisse pas grand chose à la mode, au vu des réponses aux question que j’ai pu leur poser) Bref tout ça pour dire que j’ai été quand même relativement déçu par Colette surtout pour les vêtements (dommage tout de même !) et que je trouve cela assez surfait tout de même. Je préfère aller « fouiller » chez BillTornade, Levi’s (le nouveau store des champs Elysées qui a des pièces très originales et un « coin » vintage très sympa) ou d’autres boutiques qui auront des choses plus. Mais Colette restera Colette et je pense que l’on ira plus pour le nom que pour le contenu de la boutique (ou alors pour la partie librairie qui est assez sympa). 

  4. Louischarles1204

    Concernant l’accueil, j’ai un avis très mitigé, autant les vendeurs en bas ont quasiment toujours étés aimables avec moi (bon ce n’est pas non plus la grande euphorie mais bon), autant ceux du haut ne serve quasiment à rien. Adressez leur un « bonjour », il ne vous répondront point. Concernant le contenu de la boutique, à part le rez de chaussé qui est assez sympa et on peut trouver quelques t-shirts originaux, le premier étage est une relative déception ! Pour un magasin qui se voudrait hype  limite en avance sur la mode, eh bien je n’ai trouvé que 5/6 pièces qui avait réellement un intérêt. Et encore elle ne sont pas mise en avant ! Les pièces soi-disant hype et que l' »on ne retrouvera chez quasiment personne car ce sont des pièces qui viennent de sortir et en nombres limités » (dixit le vendeur), je les aurait retrouvé 4 mois auparavant  dans un « malheureux » Galeries Lafayettes de Nice ! Qui n’est pas un lieu tellement branché pourtant… (et ne connaisse pas grand chose à la mode, au vu des réponses aux question que j’ai pu leur poser) Bref tout ça pour dire que j’ai été quand même relativement déçu par Colette surtout pour les vêtements (dommage tout de même !) et que je trouve cela assez surfait tout de même. Je préfère aller « fouiller » chez BillTornade, Levi’s (le nouveau store des champs Elysées qui a des pièces très originales et un « coin » vintage très sympa) ou d’autres boutiques qui auront des choses plus. Mais Colette restera Colette et je pense que l’on ira plus pour le nom que pour le contenu de la boutique (ou alors pour la partie librairie qui est assez sympa). 

  5. Louischarles1204

    Concernant l’accueil, j’ai un avis très mitigé, autant les vendeurs en bas ont quasiment toujours étés aimables avec moi (bon ce n’est pas non plus la grande euphorie mais bon), autant ceux du haut ne serve quasiment à rien. Adressez leur un « bonjour », il ne vous répondront point. Concernant le contenu de la boutique, à part le rez de chaussé qui est assez sympa et on peut trouver quelques t-shirts originaux, le premier étage est une relative déception ! Pour un magasin qui se voudrait hype  limite en avance sur la mode, eh bien je n’ai trouvé que 5/6 pièces qui avait réellement un intérêt. Et encore elle ne sont pas mise en avant ! Les pièces soi-disant hype et que l' »on ne retrouvera chez quasiment personne car ce sont des pièces qui viennent de sortir et en nombres limités » (dixit le vendeur), je les aurait retrouvé 4 mois auparavant  dans un « malheureux » Galeries Lafayettes de Nice ! Qui n’est pas un lieu tellement branché pourtant… (et ne connaisse pas grand chose à la mode, au vu des réponses aux question que j’ai pu leur poser) Bref tout ça pour dire que j’ai été quand même relativement déçu par Colette surtout pour les vêtements (dommage tout de même !) et que je trouve cela assez surfait tout de même. Je préfère aller « fouiller » chez BillTornade, Levi’s (le nouveau store des champs Elysées qui a des pièces très originales et un « coin » vintage très sympa) ou d’autres boutiques qui auront des choses plus. Mais Colette restera Colette et je pense que l’on ira plus pour le nom que pour le contenu de la boutique (ou alors pour la partie librairie qui est assez sympa). 

  6. Louischarles1204

    Concernant l’accueil, j’ai un avis très mitigé, autant les vendeurs en bas ont quasiment toujours étés aimables avec moi (bon ce n’est pas non plus la grande euphorie mais bon), autant ceux du haut ne serve quasiment à rien. Adressez leur un « bonjour », il ne vous répondront point. Concernant le contenu de la boutique, à part le rez de chaussé qui est assez sympa et on peut trouver quelques t-shirts originaux, le premier étage est une relative déception ! Pour un magasin qui se voudrait hype  limite en avance sur la mode, eh bien je n’ai trouvé que 5/6 pièces qui avait réellement un intérêt. Et encore elle ne sont pas mise en avant ! Les pièces soi-disant hype et que l' »on ne retrouvera chez quasiment personne car ce sont des pièces qui viennent de sortir et en nombres limités » (dixit le vendeur), je les aurait retrouvé 4 mois auparavant  dans un « malheureux » Galeries Lafayettes de Nice ! Qui n’est pas un lieu tellement branché pourtant… (et ne connaisse pas grand chose à la mode, au vu des réponses aux question que j’ai pu leur poser) Bref tout ça pour dire que j’ai été quand même relativement déçu par Colette surtout pour les vêtements (dommage tout de même !) et que je trouve cela assez surfait tout de même. Je préfère aller « fouiller » chez BillTornade, Levi’s (le nouveau store des champs Elysées qui a des pièces très originales et un « coin » vintage très sympa) ou d’autres boutiques qui auront des choses plus. Mais Colette restera Colette et je pense que l’on ira plus pour le nom que pour le contenu de la boutique (ou alors pour la partie librairie qui est assez sympa). 

  7. Alex

    Je me permet également de confirmer le commentaire de Florent… je ne supporte pas les vendeurs du rez-de chaussée, toujours à prendre de haut et pas très aimables, alors qu’ils gagnent tout juste un smic, faudrait-il le leur rappeler ?Je ne vais pas souvent chez Colette mais je suis toujours surpris de voir qu’ils sont toujours employé…

  8. Alex

    magasin intéressant, mais qui a purement copié ce concept au japon, ce genre de magasin existait bien avant….peut être cela révèle de leur part un manque de créativité ?

    Les marges pratiquée sur leur articles sont quelque peu hallucinante, un album vendu là bas 19€ ce trouve à la FNAC du coin pour 8,99 €… et c’est le cas pour la plupart des articles…. ils devraient même vendre des graines, à force de prendre ses clients pour des pigeons, ça devrait bientôt arriver ;)

    attention je n’est rien contre ce magasin, je dit simplement en toute honnêteté ma pensée.

    Je trouve cependant leur choix très pertinent, les fautes de goût sont rare !
     

  9. Rocks

    Je ne dirais pas que les vendeurs sont désagréables, ils font juste le minimum syndical. Si tu viens les voir en leur demandant s’ils ont telle pointure pour tel modèle de sneakers, ils arrêteront leur discussion sur le scooter qu’il faut acheter (où sur le dernier match de la Champion’s League) pour s’occuper de toi sans broncher. Mais c’est clair qu’il ne faut pas s’attendre à plus.

    Je confirme que c’est un très bon article, et je suis d’accord sur le côté voyeurisme : C’est parfois sidérant de voir les clients déambuler dans le magasin pour simplement être vu. Ca me fait beaucoup penser aux visiteurs du Salon de la Photo qui viennent avec leur gros boîtier et téléobjectif alors qu’ils ne s’en serviront pas.

  10. Shyne Ousmane

    Très bonne article Antoine, cela reflète vraiment l’univers de Colette.

  11. Shyne Ousmane

    Très bonne article Antoine, cela reflète vraiment l’univers de Colette.

  12. Chouette insight !

    Un truc que tu n’abordes pas : les vendeurs hyper désagréables du rez-de-chaussée qui nous feraient sortir de nos gonds rien qu’avec leur regard méprisant, qui inspire une réplique à la « eh ! t’es juste vendeur mec ! T’as pas fait les fringues ».

    mais ce serait moche.

    • Antoine

      Ils ont effectivement une mauvaise réputation. J’ai vraiment hésité à en parler, mais le problème c’est qu’ils n’ont jamais été désagréables avec moi, ils sont juste pas très commerciaux, en gros ils viennent pas vers le client pour le conseiller.

      • Tony

         … Sauf quand le client s’appelle Jake Shears et qu’il cherche à acheter un Leica. ;)

      • Tony

         … Sauf quand le client s’appelle Jake Shears et qu’il cherche à acheter un Leica. ;)

      • Tony

         … Sauf quand le client s’appelle Jake Shears et qu’il cherche à acheter un Leica. ;)

      • Tony

         … Sauf quand le client s’appelle Jake Shears et qu’il cherche à acheter un Leica. ;)

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