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New York Printemps été 2014 : les 15 défilés qui ont marqué la fashion week

New York Printemps été 2014 : les 15 défilés qui ont marqué la fashion week
Romain Rousseau

Communément admise comme une destination « à la mode », New-York s’affirme depuis quelques années comme une ville de mode. Haut lieu d’un melting pot de styles et de cultures, the big apple préfère désormais les podiums conventionnels aux ateliers/squats plus alternatifs. Cette fashion week (initialement réservée aux collections Femme) est à l’image de ce qu’est le luxe à l’américaine : un spectacle durant lequel la musique est toujours trop forte et les lumières toujours trop nombreuses. A part quelques Maisons à l’image de Oscar de la Renta, de Luxe ces marques n’ont que le défilé, s’appuyant sur un design et une tendance plus que sur une conception innovante et hautement exigeante des produits. Mais évitons les généralités. NYC est incontournable, mettant en lumière la toute jeune marque comme la multinationale déjà bien rodée. Le meilleur de la fashion week de New York Printemps Été 2014, par Modissimo.

Band of Outsiders

boa1Passer du pyjama au smoking ne pose visiblement aucun problème à l’enfant terrible élevé au fin fond de l’Ohio, Scott Sternberg. Encore une fois inspiré par sa passion (presque) aussi forte pour le cinéma que celle qu’il a pour la mode, voici une vraie pièce de théâtre-photo. D’abord très décontractés, avec des allures de pyjamas, Tshirts, pantalons et pardessus affichent un imprimé en quadrillages de différentes dimensions, se rapprochant dangereusement de la nappe en toile cirée totalement ringarde. Le jean est mis à l’honneur dans une teinte claire délavée, parfois en dégradé : le ton du streetwear est donné, à l’image aussi de la fameuse veste à poches que nos parents portaient déjà, aujourd’hui appropriée par les hipsters. Sweats et pantalons façon jogging sont détournés par l’utilisation d’une toile satinée dorée, normalement bling bling mais amusante ici. Et puis nous le disions, le smoking. Blanc écru, confectionné dans une étrange matière à l’aspect froissé, il nous rappelle ce que propose régulièrement la maison Balmain. Noir et classique, sa présence ici annonce que Band of Outsiders est une grande, et qu’elle aussi elle peut faire des choses pour les messieurs.

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Bespoken

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Dans cette mouvance du basique sophistiqué que l’on retrouve chez AMI ou Melinda Gloss en France, Bespoken, sous la houlette de Sam Fayed, dessine un vestiaire simple, bien taillé, avec ça et là de quoi amener un peu de piquant à l’éternelle sobriété que l’on impose à l’homme d’aujourd’hui. Pour illustrer, une série de chemises de toutes les sortes (chambray, oxford, col rond, bi colore, à poche, manches courtes…) très faciles à porter, et visiblement bien réalisées. A côté de cela, des sweats presque difformes dont les manches sont coupées nettes incarnent cette autre facette du style bespoken, avec leurs applications aux épaules et leur allure « so 90’s ». Une veste bi matière est parfaitement associée à un pantalon façon jogging resserré en bas de jambe, illustrant cet irréversible mouvement du dépareillé.

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Billy Reid

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It comes from the south. Les couleurs, les matières, les coupes : Billy Reid s’est senti inspiré par l’ambiance de la fin des années 80 aux US lorsque le surfwear commençait à intégrer le vestiaire masculin. C’est lui qui le dit, et même si parfois, on peut douter à écouter certains designers en grande difficulté face à ce storytelling qu’attendent les journalistes à propos de leurs collections (vous savez : « j’ai fais un voyage au moyen orient et j’ai été frappé par les couleurs bla bla bla… »), lui, nous le croyons. Les couleurs naturelles et l’ambiance rustique suggèrent une mélodie familière : Sweet Home Alabama. Pastels de pistache, bleu layette, beige ficelle, nuances de chaux : vous avez saisi le concept. Les coupes sont amples, qu’il s’agisse de chemises, chemisettes, par dessus ou pantalons, avec tout le confort que l’on peut imaginer. Les tuniques hommes sont particulièrement marquantes par leur nombre et leur allure légère, assumant une décontraction qui n’en reste pas moins surprenante. Enfin, un tissu jacquard texturé, assez massif d’apparence il faut le dire, apportera une tonalité très spéciale à des pantalons et des costumes. Si la collection paraît très « casual », on sent que le travail fourni derrière est conséquent. Très cohérente et témoin de la maturité du style de Billy Reid, l’été 2014 propose de re découvrir ou tout simplement de découvrir (pour ceux qui comme moi n’était sans doute pas encore de ce monde à « cette époque là ») ce style poétique et naturel.

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DKNY

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Seconde ligne créée par Donna Karan dont la marque éponyme a été fondée en 1984, DKNY est censée incarner une mode urbaine, cosmopolite, très new yorkaise finalement… même si cela semble rimer avec qualité médiocre… **HUM** Rentrons dans le vif du sujet de cette (petite) collection estivale très…estivale. C’est à dire du blanc (beaucoup), des couleurs vives, du beige et des shorts ! Au dessus du genou, cohabitant avec des pantalons 7/8eme, ils sont portés de façon très casual, d’abord accompagnés d’une veste bombardier, puis plus chics intégrés sous un blazer assorti. Egalement quelques costumes, dont on se demande un peu ce qu’ils font là car ce n’est pas cohérent avec l’esprit de cette griffe : typiquement le genre d’article qu’il n’est pas particulièrement pertinent d’acheter auprès de ce genre de marque. Si rien ne sort vraiment de l’ordinaire ni n’interpelle par sa laideur d’ailleurs, on retiendra simplement l’utilisation d’une belle palette de couleurs et notamment un joli bleu-de-France (celui qu’on choisit souvent pour liner de piscine) bien agréable.

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Duckie Brown

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En trois mots, l’inspiration de la collection réside quelque part entre construction, folie et minimalisme. Pour l’essentiel de ce qu’il y a à retenir, portez votre attention sur les hauts (ce qui évite d’évoquer les shorts confectionnés dans une toile blanche trop transparente laissant visibles les coutures et les poches). Des polos et T shirts cols ronds, à qualifier de blouses, aguichent par leurs épaules géantes ou tombantes, dénudées pour certaines, ainsi que par une popeline lumineuse. Cérébrale, pour ainsi dire, la collection semble inspirée de l’univers médical et de la précision du bistouri. Tout aussi remarquables, les imprimés rayés, le jacquard façon dentelle en trompe l’oeil ou les vestes à manches ¾ et encolures rondes, bien qu’assez féminines, insufflent un raffinement subtil à ce défilé. Pas forcément accessible en terme de design, la proposition faite ici s’avère intéressante à regarder et témoigne d’une vraie recherche sur les matières. 

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Hood by Air

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La fashion week été 2014 sonne l’arrivée de Hood By Air sur les podiums. La presse semble emballée, force est de constater que la collection est remarquable. Mais dans quel sens ? Au début du show, des chemises rouges et noires avec des imprimés massifs honorent la « mode » de Riccardo Tisci pour Givenchy. Puis subitement, les silhouettent qui défilent deviennent complètement barrées et ahurissantes : indescriptibles. Des tuniques/robes, des shorts/jupes, des toiles d’aspect nylon transparentes, slips apparents… Et chaussures de ski signées nike, soulevant la question de leur utilité en été, et par conséquent de la rationalité du designer. En plus D&G l’a fait pour l’hiver 2010. Ce joyeux et délirant capharnaüm, ballet de mannequins à la mine aussi improbable que les vêtements qu’ils portent, s’achève sur de véritables constructions démesurées, faites de lacets inspirés du corsage. Cela se veut tellement alternatif que ç’en devient ridicule : l’illustration d’un grand n’importe quoi. N’oublions pas que Mugler et surtout Romain Kremer, pour ne citer que lui, fait aussi des collections très spectaculaires, mais clairement plus cohérentes, plus abouties, plus légitimes à figurer sur un podium. Nul doute cependant que ce genre de designer trouvera une clientèle branchée pour acheter ses collections, avec le risque de disparaître aussi vite qu’il est apparu. Laissons à Shayne Oliver le bénéfice du doute, et voyons si son envie de se faire remarquer laissera place à une démarche un peu plus convaincante.

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J. Crew

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C’est comme si quelqu’un cherchait à simplifier la vie de « l’homme moderne », en tentant de lui faciliter le vestiaire. Le résultat est surprenant. Non pas que le design des vêtements soit innovant et amène dans nos penderies un genre nouveau de chemises et de pantalons, ce serait plutôt l’inverse. A partir de pièces simples que l’on possède tous, J.Crew a recomposé des silhouettes faciles à porter mais néanmoins très fraiches et esthétiquement infaillibles. Le chambray, très présent ici, a par exemple été utilisé pour faire une cravate, une chemise et des vestes. Certains jeans sont bicolores, offrant un design toujours modeste, quoique non moins sophistiqué. Les associations de couleurs sont audacieuses (chambray/orange/blanc ; marine/camel/gris fumée…) tout en étant parfaitement naturelles, presque évidentes. Les matières sont belles et les coupes bien exécutées. Beaucoup d’éloges pour pas grand chose peut être… Quoi qu’il en soit, la cohérence et la maturité dans le style et la fabrication émanant de cette présentation me paraissent frappants. Alors pourquoi se priver, à une époque où la Mode masculine draine tous les fantasmes de designers ou de ceux qui pensent en avoir le talent.

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Michael Bastian

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Avec son air de « jeune » premier tout bien coiffé et son style fils à papa, difficile d’imaginer que Michael Bastian soit de ceux qui impriment des ananas sur des shorts à plis. Et pourtant. Cette histoire de l’ananas façon print hawaïen n’est pas une blague, pas plus que le motif léopard rouge d’ailleurs, fichu pour l’occasion d’une veste croisée et d’une chemise classique qui n’ont visiblement jamais demandé à se retrouver là. L’audace/folie dont fait preuve Bastian, à la manière d’un révisionniste des lois de l’esthétisme, l’amènent à superposer sans crainte motif animalier et carreaux. Inutile de préciser combien le résultat s’avère douteux. A y réfléchir, nul besoin d’aller chercher bien loin pour savoir d’où cela pourrait provenir : Kenzo a déjà annoncé la couleur depuis son grand retour marketing, ouvrant la voie d’une mode rigolote, jeune et connectée, débarrassée de toute forme de code. Sans doute cela peut-il plaire, quoique si l’on parle d’élégance, cette collection relègue Bastian au fin fond d’un fictif classement, à l’image de la France lors des Eurovisions (et quelle référence n’est-ce pas ?).

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Michael Kors

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Le « designer » américain offre chaque saison à ses innombrables convives et fans une superproduction : parterre de stars, podium géant et hurlements de photographes déchainés. A l’image de ce qu’est la maison Michael Kors finalement : un « luxe » à l’américaine. La quantité plutôt que la qualité. Le style Kors n’est pas repoussant en soit, il décline une garde robe contemporaine, très « lifestyle » en mixant des silhouettes mondaines avec d’autres plus casual. Mais c’est essentiellement sur cela que mise l’américain, la fabrication du produit n’étant pas du tout ce que l’on peut attendre d’une marque de luxe – même si la confection des pièces pour femmes s’avèrent mieux réalisées. Commençons par les ceintures, accessoire récurrent qui tape à l’oeil tout de suite : dans une teinte camel, fermées à la boucle, elles sont également plus longues pour êtres « nouées » autour de la taille. De belles vestes cintrées aux couleurs estivales (blanc, beige, kaki) composent des looks réussis avec pantalons à plaquées ou shorts, bien de saison donc. Il faut le préciser car à côté de cela, vous verrez aussi des pièces dignes d’une collection hiver, pull à (trop) grosse maille ou trench bi matière cuir et toile avec un col roulé gris. A noter comme regrettable, un essai avec des pantalons à la coupe très ample, souvent rayés, inélégants au possible : tout cela manque cruellement de justesse. Somme toute, de belles pièces très « basiques », mais globalement une collection dont l’apport et l’intérêt restent limités.

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Patrick Ervell

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Offshore. Enfin un défilé qui porte bien son nom, explicitement inspiré du monde de la voile, « lien entre la nature et la technologie ». Le motif marquant de ce défilé nautique est un tie dye de bleu très frais, car plus graphique que de coutume pour cette technique de teinture. Utilisé pour confectionner des chemises, tshirts et shorts, il apporte une touche pétillante à des pièces plus sages, typiquement le genre d’effet que l’on aime. Les blousons en toile technique (nylon…) sont présents, et bien que leur légitimité sur ce podium soit incontestable, cela n’empêche pas qu’ils restent assez peu attirants à porter au quotidien ! Enfin, les pantalons de costumes (zippés) deviennent des shorts et gagnent de splendides couleurs vives et notamment un bleu roi très percutant ! Simple au niveau des coupes, mais inspirée et bien réalisée en ce qui concerne les matières, cette collection est particulièrement intéressante car de nombreuses pièces peuvent s’insérer dans nos gardes robes, en apportant avec elles le caractère suffisant pour se faire remarquer sans être ridicule. Feu vert !

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Public School

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Voici une marque qui pourrait typiquement soulever la question d’une potentielle saturation du marché de la mode masculine : est ce que tout a déjà été fait/vu ? Assurément non, de nombreux créateurs nous le prouvent chaque saison. Cependant, entre « revisiter » un classique et simplement le répéter, il n’y a qu’un pas. Ainsi, les sweats à manches courtes, la petites vestes en jean blanc et la veste bombardier en satin nous semblent bien (trop) familiers… J.Crew n’invente rien comme vous avez pu le constater, mais un « je-ne-sais-quoi » rends toujours ses collections plus attirantes. Ne soyons pas trop durs non plus, Dao-Yi Chow et Maxwell Osborne enchanteront les amateurs de cuirs avec un perfecto très structuré divinement bien réalisé, notamment en ce qui concerne l’asymétrie de la fermeture, et le matelassage des épaules et avant bras, finement piqués. Si l’on veut ne voir que le bon côté des choses, réjouissons nous de ce début peut être trop timide, quoique le duo de new yorkais puisse nous montrer de belles choses par la suite !

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Ralph Lauren

Oscillant entre la démesure américaine et une élégance (il faut le dire) très bristish, Ralph Lauren a bâti un empire de lignes allant du très bon au très mauvais. C’eut été trop simple… Devant l’impossible synthèse d’un travail si aléatoire, de discernement faire preuve vous devrez. Mais nous avons de quoi vous aider.

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Purple Label, la (seule) ligne Luxe de Ralph Lauren 

Purple Label. S’il ne devait en rester qu’une ce serait celle-ci, même (surtout) si c’est la plus secrète et la moins accessible pour le dire ainsi. Une fabrication principalement italienne (et pourtant, le made in china ne fait pas peur aux américains !), des matières assez splendides et un style très raffiné : voici pour l’esprit de la ligne. In concreto, cela commence par un blouson perfecto en crocodile camel et un pantalon blanc. Voyant et trop « jet set » probablement, la réalisation de la veste se révèle absolument exceptionnelle, la noblesse de cette peau étant corrélée à la complexité de son utilisation. Dans ce même style aussi décontracté que raffiné, une veste à poches safari en cuir suèdé s’assemble à merveille avec un simple pantalon à plis, aussi remarquable que ce trench en toile gabardine et son corsaire très rétro posé sur des bottes militaires à boucles. Enfin, les inévitables costumes, complets 3 pièces et smokings renvoient à un savoir-faire de plus en plus maitrisé par la Maison Americaine, un service de demi mesure étant également proposé pour le tailoring. Le style est très entier, l’identité de la ligne Purple est forte, tout en restant proportionnée à l’image qu’elle renvoi de celui qui la porte : celle d’un homme viscéralement distingué, naturellement aristocrate.

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Black Label

Black Label. Seulement 4 looks présentés. Dire qu’ils sont insignifiants serait exagéré. Bien qu’un trench noir court, un blouson en cuir noir à poches, une veste croisée et une veste à 2 boutons marine, le tout sur pantalon blanc, ça n’a clairement rien de remarquable.

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Polo Ralph Lauren 

Polo. Camouflage, jaune poussin, rayures, orange… L’inspiration « american dream » de cette ligne casual revendique à nouveau un style coloré et pétillant. Si les patchworks de carreaux sont tout simplement laids, en revanche l’association d’une veste croisée à boutons dorés et d’un chino jaune paille est bien heureuse. Boycott à envisager pour les chaussures de randos, le caban imperméable jaune poussin et le gilet bariolé de rayures multicolores : franchement, non ! De Polo Ralph Lauren il faut garder le meilleur, à savoir cette inspiration de farmer casual pleine de dérision. Par petites touches, les couleurs puissantes et les uniformes façon « High School » guindée viendront amener une touche d’originalité à une tenue plus sage. Mais l’élégance étant affaire de raffinement, la parcimonie sera votre meilleure alliée !

Robert Geller

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Les mots « goulags » et « Russie » sont utilisés par certains membres de l’assistance pour évoquer ce défilé. Pas de très bon goût, cela rappellerait presque que Geller s’est formé auprès de Marc Jacobs… C’est dire. Heureusement, en réalité, seules quelques rayures, coupes rétros et couvres chefs évoquent cette sombre période l’Histoire, dont l’exploitation à l’occasion d’un défilé serait particulièrement inappropriée. Assez extrémiste cette saison, le designer impose une dualité entre des silhouettes soit banales, soit particulièrement fortes. D’abord il compose des ensembles blazer, cardigan multicolore, pantalon cigarette et tennis lassées. Ensuite sont assemblés un par dessus ample, pantalon 7/8eme, toujours tennis basses noires et lassées. Enfin, pull over colorbblock, un pantalon ample en toile de laine chinée et des souliers à boucles. No comment. En revanche, il ose le tanktop en toile semi rigide, le bermuda à rayures près de la jambe avec applications contrastées au genoux, le tout agrémenté de sockettes : le ton change. On retrouve aussi un look très racé, composé d’une veste structurée sans manches taillée dans un cuir reconstitué extrêmement rigide rappelant un peu l’esprit des vestes de Richard Nicoll, totalement opposé à celui d’un short presque bouffant beaucoup plus souple. Enfin, la pièce phare de la saison, la combinaison, à laquelle on finirait presque par s’habituer, ici en toile légère similaire à une popeline de coton. Une collection intéressante pour le travail de certaines matières, qui mériterai d’être approfondie tout en permettant à cette jeune marque de gagner en cohérence.

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Siki Im

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Originaire d’Allemagne, il a travaillé avec Karl Lagerfeld et Helmut Lang. Mais ça ne saute pas aux yeux ! Surtout pour l’été 2014, véritable fouillis informe loin d’être réjouissant… Si les couleurs (blanc optique, écru, nuances de gris…) ravissent toujours par la netteté et la « propreté » qu’elles apportent à une silhouette, cette fois elles ne suffisent pas à débarrasser la collection d’un aspect brouillon. A l’image d’un petit créateur sans gros moyen (ce qui est loin d’être péjoratif car tous commencent par là) en recherche de son style, Siki IM propose des lignes amples composées dans des matières légères et aériennes. Les modèles se voient parfois affublés d’un film plastique assez incongru qui nuit plus qu’il n’apporte à la tenue : il semble posé ça et là sans recherche particulière, lorsqu’il ne fait pas office de tank top très cheap. Quelques combinaisons cette fois mieux réalisées, bien qu’une espèce de torchon posé sur la tete des tops perturbe un peu, une fois de plus. Si seulement ce n’était que ça ! Car au delà de que ce qu’il se passe en haut, le plus captivant se trouve en bas. Des tongs avec une bande bi matière (presque semblables à celles des maitres nageurs) portées avec des chaussettes. Il est tellement évident que c’est une faute de goût quasi universelle que la tentative d’en faire une utilisation hype est hautement risquée. Dans le cas présent ? Un fiasco. Nul doute que le créateur saura revenir à des collections toujours conceptuelles mais plus intéressantes, à l’image de son travail pour cet hiver. 

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Tim Coppens

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Il pourrait être un disciple de l’école Ghesquière, non pas que la comparaison soit essentielle, elle est simplement frappante. A jouer avec des silhouettes très construites, linéaires et bardées de matières diverses, le tout jeune créateur d’origine belge renvoie indiscutablement au style futuriste de l’ex DA de Balenciaga. Pourtant venu à New-York pour designer la ligne sport (RLX) de Ralph Lauren, il doit son succès à sa marque suscitant l’engouement après seulement 2 ans d’existence. Retour sur le podium, où une première combishort se fait remarquer par son design géomètrique et grâce à l’utilisation d’un tissu épais et rigide donnant l’illusion du métal, que l’on retrouvera d’ailleurs en short, veste… Puis les casques et les imprimés nous envoient vite dans l’univers de la course auto, le racing incarnant une certaine image de la masculinité savamment injectée dans ce défilé, notamment des lignes jaunes sur fond noir très évocatrices. Plus rare que les toiles techniques et enduites, le cuir se présente presque exclusivement en applications sur des épaules, en plastron ou sur les manches, ce qui ne l’empêche pas d’être très bien mis en valeur. Finalement, nous sommes faces à des pièces racées, en cohérence avec l’identité d’un bolide, quoique facilement portables pour certaines. Ce qui est sûr, c’est qu’avec une veste multimatières Tim Coppens, vous ne passerez pas inaperçu mais pour les meilleures raisons du monde. Incontestablement, un designer à surveiller !

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