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Modissimo Monthly Digest : l’actualité du Luxe – Mai 2014

Modissimo Monthly Digest : l’actualité du Luxe – Mai 2014
Romain Rousseau

La mode et le Luxe sont des secteurs plus puissants que jamais : leurs acteurs sont, en conséquence, très observés et critiqués. S’il est intéressant de voir comment une marque comme Jil Sander évolue à travers ses choix en matière de direction artistique, ou encore d’admirer la virtuosité mécanique de bijoux dont Bugatti a le secret, il est essentiel de ne pas oublier que l’envers du décor est parfois moins reluisant : c’est aussi cela l’actualité. Le Monthly Digest du mois de Mai, par Modissimo.

Le mercato : qui part, qui arrive ?

Ce n’est pas du foot, mais ça pourrait ! Ce mois-ci cependant, ce sont les femmes qui sont à l’honneur avec deux transferts majeurs.

 Paglialunga, de Vionnet à Jil Sander

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Jil Sander : l’originale

Les créateurs allemands sont assez peu nombreux à se faire un nom sur la scène de la mode occidentale. Nous connaissons bien la marque Boss par exemple, dont la qualité ne rend malheureusement pas hommage à l’Allemagne, ou encore l’incontournable Karl Lagerfeld que l’on ne présente plus. Mais Jil Sander est sans doute le meilleur exemple de la percée d’une mode purement allemande, associant à une rigueur presque caricaturale une dimension qu’elle refuse artistique, bien que ses designs épurés et surtout très modernes remettent en cause cette affirmation. Des formes redéfinies à la façon d’un architecte, des couleurs très entières : la signature Jil Sander est unique, malgré une certaine proximité avec quelques voisins belges comme Van Assche, lui aussi souvent adepte d’un style conceptuel et géométrique.

D’un point de vue stratégique, Heidemarie Jiline Sander, de son vrai nom, a vu son entreprise « ballotée », passant entre les mains de Prada, puis de plusieurs firmes financières comme Change Capital Partners (aujourd’hui actionnaire de Paule KA, entre autres) et enfin de Onward Holdings, société japonaise présente en Europe sous le nom de GIBO, et détenant des parts chez Michael Kors, Roberto Cavalli (homme) ou encore Jean Paul Gaultier.

See what I mean ?

See what I mean ?

La direction artistique a été très marquée par le passage du créateur Raf Simons, en phase avec ce modernisme cérébral de la mode. On peut d’ailleurs lui reconnaitre un passage très marquant, apportant une fraicheur intéressante par la manipulation de couleurs plus fortes qu’auparavant, et bien sûr un sens de la coupe moderne digne de Jil Sander. Il s’est retiré pour les raisons que nous connaissons, à savoir le poste de Directeur Artistique de l’univers femme chez Christian Dior. La tâche était donc ardue pour le remplacer, mais son successeur vient d’être nommé : il s’agit de Rodolfo Paglialunga. Son nom ne vous dit probablement rien, et pourtant il a participé grandement à la construction du style Prada d’aujourd’hui, puisqu’il a travaillé dix ans aux côtés de Miuccia, avant de rejoindre Vionnet et, aujourd’hui, Jil Sander.

Son travail chez Prada a indéniablement transformé le style de cette maison

Son travail chez Prada a indéniablement transformé le style de cette maison

Alors qu’attendre de cette nomination ? Pour l’univers femme ce sera, bien logiquement, l’occasion de redéfinir la ligne artistique, et peut être d’aller vers des silhouettes plus accessibles en terme de style.

Mais si on envisage les choses d’un point de vue strictement Modissimo, cette nomination ne changera absolument rien… Le nouvel arrivant ne touchera pas aux lignes masculines pour le moment, et la Maison attendra qu’il soit bien établi avant d’envisager de le laisser toucher à la ligne masculine, elle bien installée. Nous suivrons cette affaire de près, et il est bien évident que toute immixtion du créateur dans les défilés hommes ne pourra pas nous échapper !

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Rodolfo Paglialunga pour sa nouvelle Maison.

 


 Julie de Libran quitte Louis Vuitton pour Sonia Rykiel

Petit air de Meryl Streep non ?

Petit air de Meryl Streep non ?

Elle connait bien Marc Jacobs puisqu’elle a été directrice créative du PAP féminin de Louis Vuitton (la pauvre). La voilà aujourd’hui chez Sonia Rykiel en tant que directrice artistique : elle devra perpétrer le style « chic et non conventionnel » de la marque « parisienne » s’adressant à une femme « cultivée et sûre d’elle, qui assume sa féminité »…
A peu de choses près, le baratin RP devrait ressembler à cela, avec en plus une dose de guimauve où l’entreprise et la créatrice disent qu’elles s’admirent profondément, bla bla bla. Mais on se doute que Ghesquière a du passer un sacré coup de balai à son arrivée…

Un style haut en couleurs !

Un style haut en couleurs !

La vérité est que Sonia Rykiel, si elle est une marque connue, reste de taille plus modeste que certaines de ses concurrentes. Il a déjà fallu « encaisser » le départ en retraite de la créatrice, dont l’aura et la notoriété contribuaient très fortement au succès de la marque.

Mais maintenant que le label a été racheté par un groupe financier, fini les défilés où les mannequins rient et dansent dans leurs tenues excentriques : il faut gagner encore et toujours plus de sous ! Donc ouverture d’un e-shop, développement d’une seconde ligne pour jeunes (comprendre vêtements cheap un peu moins chers)… L’objectif est d’apporter un peu de sang neuf, avec une expérience pour le moins significative, afin de re-définir la stratégie de Rykiel et accélérer son développement. A voir maintenant si la griffe française saura de déployer à l’international aussi bien que certaines de ses concurrentes !


Petit Bonus : on a retrouvé John Galliano !

Personne n’a oublié l’ancien DA de chez Dior, avec son style ultra exubérant et…ses penchants pour la boisson. Il avait été licencié après la diffusion d’une vidéo dans laquelle il proférait des injures antisémites. Des propos inacceptables, mais il apparaissait clairement que l’état mental du couturier semblait bien aléatoire…

La simplicité, c'était pas son truc à John !

La simplicité, c’était pas son truc à John !

Rassurez-vous, le revoilà désormais…en Russie ! A croire que tous ceux qui finissent mal se retrouvent là bas. Il va occuper la direction artistique d’une grande marque de cosmétique. Evidemment lui aussi est ravi, enchanté, il adore la marque etc. Mais on aurait presque de la peine pour lui ! En effet malgré un penchant pour les excès et les paillettes, il a été un des designers les plus marquants de sa génération et a apporté beaucoup à la maison Dior. Alors quoique l’on en dise, se retrouver à faire de la pub et dessiner des flacons pour une marque de maquillage de grandes surfaces, c’est une déchéance massive lorsque l’on a le passé de John Galliano… surtout en Russie !


DOLCE & GABBANA : la grande évasion

A cette époque, ils étaient insouciants...

A cette époque, ils étaient insouciants…

Domenico Dolce et Stefano Gabbana sont de vraies stars en Italie, parmi les nombreux créateurs que compte cette vieille botte (heureux hasard, pour le moins). Leur côté très théâtral est reconnaissable entre mille et en fait l’une des marques les plus singulières de la planète : la discrétion ne sera jamais leur fort. Malheureusement pour eux ! Car ils viennent, une fois de plus, de se faire épingler pour évasion fiscale.

Ces deux-là ont connu un succès fulgurant, comme j’ai pu l’évoquer dans un article retraçant l’histoire de la défunte seconde ligne, D&G. Ce sont chaque année des millions d’euros que brasse la société, forte d’un réseau de distribution mondial dense et d’une très forte présence en ligne, que ce soit en leur nom propre (leur site ecommerce est gèré par Yoox group) ou en multimarques… ils sont absolument partout : Mr Porter, The Corner, LuisaViaRoma,… C’est en 2004, donc assez rapidement, qu’a commencé à se mettre en place une véritable machination.

BLING BLING BLING BLING BLING, on dirait presque du Saint Laurent !

BLING BLING BLING BLING BLING, on dirait presque du Saint Laurent !

Tout commence avec le rachat de l’empire Dolce & Gabbana par une marque basée au Luxembourg, Gado Srl.
De fait, la gestion est censée être opérée depuis ce petit paradis fiscal, permettant en théorie à la marque de ne garder de l’Italie que l’esprit. En théorie seulement : le fisc se rend vite compte que la gestion de la Maison se fait toujours depuis Milan ! Une enquête est ouverte et aboutit à une première condamnation en 2013 des deux créateurs et de leur comptable. En dépit des éléments fournis par la justice et le fisc italiens selon lesquels ce seraient un milliard d’euros de taxes sur les royalties qui échappent aux impôts, le discours reste le même : ils se déclarent totalement innocents et dénoncent un acharnement de la justice. Leur argument principal consiste à dire qu’effectivement, la Société a souhaité faire quelques économies et a ainsi opté pour une « optimisation fiscale » que les comptables considéraient néanmoins comme « licite et transparente ».

Sûrs d’eux, ils vont jusqu’à fermer pendant quelques jours leurs boutiques italiennes en guise de protestation contre cette décision et contre les réactions sévères de certains représentants politiques, affirmant qu’ils ne sont plus les bienvenus en Italie.

Pas contents !

Pas contents !

Evidemment les avocats du célèbre couple de designers ont fait appel, mais la sentence vient d’être confirmée il y a quelques jours : 18 mois de prison avec sursis ! Très certainement de quoi leur passer l’envie de faire voyager leurs gros sous à l’avenir… mais ça n’est pas terminé.

Il était impossible qu’après avoir constamment clamé leur innocence, Stefano et Domenico ne se pourvoient pas en cassation. La saisine de la Cour de Cassation a été annoncée immédiatement après par un de leurs avocats, et va encore faire trainer l’affaire. Stratégie que d’autres ont refusé d’adopter… Et oui car la fraude fiscale en Italie semble être un sport national. Les Prada, non contents apparemment de délocaliser et de proposer des pantalons à 500$ craquant dès le premier jour ( voir le livre de Dana Thomas, « Luxe & co : comment les marques ont tué le Luxe « , J’ai Lu, 2011… ou rendez-vous simplement en boutique pour le voir vous même !), ont aussi été épinglés pour leur société écran hollandaise qu’ils ont rapatrié en Italie… après avoir fait à l’Etat un beau chèque de plus de 500 millions de dollars !

Idem pour le baron Armani, dont les comptes ont faits l’objet de mouvements financiers avec la Suisse pour le moins douteux. Et bien évidemment le problème n’est pas limité à l’Italie : Chanel a son siège au Pays Bas (dénommé Chanel International BV), Lagerfeld avait aussi été inquiété dans une affaire de fraude fiscale, et on avait entendu Bernard Arnault évoquer une délocalisation du siège de LVMH. Comme si les marges réalisées (dépassant les 40% pour certaines marques comme Louis Vuitton) ne suffisaient pas : tout cela illustre parfaitement la financiarisation d’un secteur longtemps dominé par la recherche de l’excellence, de l’innovation et la perpétuation d’artisanats traditionnels… Des notions dépassées ?

Papy et Mamy font de la résistance !

Papy et Mamy font de la résistance !


 

Bugatti Black Bess : this is gonna be legendary

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Ettore Bugatti a laissé derrière lui un véritable empire de rêve…Et de performances. Là encore, on a bien la preuve que la passion reste le meilleur moteur pour l’excellence, que ce soit dans le milieu de l’auto bien entendu, mais aussi dans le secteur de la mode et de la maroquinerie. De façon récurrente, les bolides frappés du logo EB sont devenus des mythes grâce aux prouesses techniques qu’ils génèrent et au plaisir de conduite qu’ils procurent.

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La marque a choisi de revisiter les modèles phares qui ont fait son histoire à travers une collection « Les Légendes de Bugatti « , soit à l’heure actuelle 5 modèles produits en édition très limitée. La petite dernière vient d’être présentée au salon international Auto China Beijing, il s’agit de la type 18 Black Bess, dont le nom s’inspire de l’originale datant du début du 20ème siècle. Force est de constater que si certains détails ne venaient pas faire le lien entre la nouvelle et l’originale, cela n’aurait pas été chose aisée de leur trouver un lien de parenté.

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Avec une carrosserie entièrement en carbone, elle peut compter sur un moteur de 1200 chevaux, rendant possible le passage de 0 à 100km/h en… 2,6 secondes ! La marque estime, en conséquence, que cette nouvelle perle est « le roadster de série le plus rapide du monde « , just this. Bien évidemment l’excellence ne s’arrête pas là… Au delà d’un design bien évidemment très racé, et entier, on va retrouver par exemple une calandre en plaqué or et un tableau de bord composé de bois de rose. La sellerie cuir est peinte à la main sur les portières ou bien sur le petit coffre central entre les 2 sièges, reprenant par exemple le modèle original de la Type 18. De telles finitions et une telle capacité d’innovation sont absolument remarquables et en laisseront plus d’un rêveur…car ce modèle ne sera produit qu’en 3 exemplaires, pas un de plus !

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Et voici le résultat final… Evidemment l’esprit Bugatti excelle à l’intérieur, sous le capot et à l’extérieur.

Mais chez Modissimo nous savons aussi avoir le sens des réalités, et vous vous en doutez : le rêve a un coût… Et en l’espèce il est de 2,15 millions d’euros. Coquette somme n’est ce pas ? A cela s’ajoute le coût environnemental, moins souvent évoqué mais non moins intéressant, et en la matière comme la plupart des grosses cylindrées, la Black Bess est classée G…soit la note la plus basse attribuée en fonction des émissions de CO2. Quoique vu le nombre d’exemplaires disponibles, on peut apprécier le spectacle sans trop culpabiliser !


Gucci à l’assaut des cosmétiques

Les branches cosmétique et parfum des marques de Luxe sont bien souvent les plus rentables : qui, que ce soit vous ou vos proches, ne possède pas son flacon ou son stick frappés des lettres d’une grande maison ? Sur ces gammes de diffusion, la marge reste très importante, expliquant cet engouement généralisé du secteur pour les produits de beauté.

James fait quasiment partie des meubles chez Gucci

James fait quasiment partie des meubles chez Gucci

Si Gucci propose déjà des parfums masculins et féminins, la marque italienne restait cependant en retrait concernant le maquillage et toutes ces « choses là ». Le mal est réparé puisque la ligne Gucci cosmétiques devrait voir le jour au mois de septembre. C’est d’ailleurs Procter & Gamble Prestige qui a obtenu la licence, après avoir déjà collaboré avec la marque pour les parfums Guilty et Première. Et on espère que le groupe a revu sa copie : alors que Gucci fait des progrès en matière de développement durable en annonçant notamment s’approvisionner en or auprès d’une filière certifiée et responsable, P&G se fait pointer du doigt par Greenpeace (entre autres) pour ses approvisionnements douteux en ressources naturelles, même si le fabricant a rectifié le tir suite à cette campagne.

Héritière de Monaco, épouse de Gad Elmaleh et égérie Gucci.

Héritière de Monaco, épouse de Gad Elmaleh et égérie Gucci.

Le visage de cette ligne cosmétique ne sera autre que celui de Charlotte Casiraghi, fille de Caroline de Monaco, déjà égérie des lignes cavalières. La jeune monégasque est une habituée des concours hippiques de haut niveau – en dépit d’un palmarès très modeste – et concourt régulièrement aux Gucci Masters de Paris organisés chaque année. Enfin nul doute que pour vendre du rouge à lèvre, un joli minois est largement suffisant !

 


Green actu : 1an après le Rana Plaza, la fashion revolution.

Et oui le développement durable dans le textile comporte, en vertu de sa définition même; un aspect sociétal !

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Il y a un an, un événement tragique avait ébranlé les mastodontes de la fast fashion de masse. Un immeuble s’écroulait du fait de son insalubrité, causant des centaines de morts : ils étaient ouvriers et travaillaient dans les pires conditions qui soient pour que de grandes enseignes puissent vendre des t shirts à 9€. On est à l’apothéose du cynisme industriel, dépourvu de toute moralité… Mais cela fait tâche, malgré tout, et même si les clients de ces grandes enseignes préfèrent acheter 10 T shirts plutôt qu’un de bonne qualité, ils s’émoustillent un petit peu face à cette tragédie. Pour continuer à vendre il a fallu se racheter une virginité, via notamment des collections conscious, dont les performances environnementales sont encourageantes, malgré un bon gros « socialwashing » sur les conditions de travail au sein des sous traitants.

Une image qui a fait le tour du monde

Une image qui a fait le tour du monde

Cela étant, on trouve quand même quelques acteurs du secteur concernés par ce sujet, à l’image de Suzy Menkes qui avait déclaré qu’il y a « quelque chose d’immoral lorsque l’on achète un maillot de bain au prix d’un capuccino« . D’où l’idée d’un « fashion revolution day » pour affirmer une prise de position, d’une part, et sensibiliser à la question des conditions de travail des ouvriers fabricants pour H&M & Co, d’autre part. Durant cette journée mondiale, les consommateurs se sentant concernés par ce sujet devaient faire un selfie en portant leurs vêtements à l’envers de façon à rendre l’étiquette apparente. Une initiative finalement assez « drôle » à laquelle se son prêtées plusieurs célébrités ou anonymes. Au delà de ce mouvement mondial, le collectif fondé par Carry Somers continue d’oeuvrer auprès des professionnels et des consommateurs, à travers des actions comme « meet your maker« , interviews grâce auxquelles il est possible de mettre un visage sur le terme « d’ ouvrier » ou de « main d’oeuvre » : le message est alors plus percutant.

Célébrités et anonymes ont joué le jeu du "wear it inside out"

Célébrités et anonymes ont joué le jeu du « wear it inside out »

Ce genre d’opération de communication, au delà de l’enjeu de sensibilisation, est aussi faite dans le but d’influencer les grandes marques. On a vu H&M particulièrement concerné par un reportage diffusé sur France 2 il y a quelques jours, se réjouissant que son nom n’ait pas été cité dans le documentaire. Mais inutile de jouer les « vierges effarouchées » : on ne peut décemment pas vendre des produits textiles avoisinant les 10€ sachant que ce prix comporte la fabrication, le transport, le stockage, l’entretien du magasin, le salaire des vendeurs, la communication ET la marge sans que derrière il n’y ait une exploitation abusive de la main d’oeuvre. C’était la Chine hier, le Bangladesh aujourd’hui et l’Ethiopie demain… Mais si ce pays parmi les plus pauvres du monde était la dernière étape possible pour écraser les coûts …?

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